
chez

Audrey ne fit du théatre que dans 5 pièces
ou comédies musicales,
puis elle fut "happée" par le cinéma.
1948 - High Button Shoes
Revue musicale sur les aventures d'un escroc des années 20,
où les numéros s'inspirent des danses de l'époque
comme le charleston,
et de personnages comiques du cinéma muet.
1949 - Sauce Tartare
Revue musicale à succès.
Encore un tout petit rôle de danseuse pour Audrey,
mais sa présence ensorcelle déjà le public.
1950 - Sauce Piquante
La reprise à peine remaniée de la précédente Sauce Tartare
. Mais le succès n'est pas au rendez-vous.
1951 - 53 Gigi
Gaston Lachaille, un riche et célèbre séducteur mondain parisien,
fréquente l'appartement de Mme Alvarez et de sa nièce Gigi,
une adolescente malicieuse, qu'il traite comme une enfant.
Jusqu'au jour où il en tombe amoureux.
Mais Gigi, n'est pas du tout décidée à devenir une maitresse de plus.
1954 - Ondine
Une naïade sort magiquement de la cascade d'un lac,
près du Rhin, et tombe amoureuse d'un beau chevalier.
SAUCE TARTARE
De : Cecil Landeau

Avec :
Muriel Smith, Renee Houston, Jack Melford, Alma Cogan,
Joan Heal, Bob Monkhouse, Marcel Le Bon,
Audrey Hepburn, Aud Johanssen...
Genre : Revue musicale
Histoire
Revue musicale composée de vingt-sept saynètes,
alternant sketches satiriques, numéros de danse et chansons.
Distribution
| Metteur en scène et producteur | Cecil Landeau |
| Partition musicale | ? |
| Chorégraphie | ? |
Anecdotes

Sur proposition du producteur Cecil Landeau,
Audrey a accepté un rôle dans cette revue
sans même lui demander ce qu'elle devra y faire.
Cet imprésario au flair infaillible
rassemble une distribution internationale,
composée de norvégiens, d'espagnols, de hollandais,
de belges et de français,
ainsi qu'un orchestre complet qu'il fait venir de Trinidad.
La vedette du spectacle est la chanteuse noire Muriel Smith,
qui s'est rendu célèbre à Broadway dans Carmen Jones.
Cette revue jouira d'un très grand succès,
et sera présentée au Cambridge Theatre de Londres,
à partir du 18 mai 1949, pendant 433 représentations.
Cécil Landeau réalisait des spectacles divertissants
que le public anglais adorait.
Les critiques saluaient la gaieté, la fraîcheur,
l'intelligence et le style du show,
ainsi que le choix des interprètes,
l'originalité des décors et des costumes
("des forêts tropicales, des gratte-ciels couleur sépia,
l'Afrique du Sud,
Paris la nuit avec ses réverbères,
bref, un exotisme de bon aloi comme on n'en a jamais vu").
Audrey était dans les choeurs,
mais elle s'est aussi retrouvée à danser
avec seulement cinq autres filles dans certaines des saynètes.
Elle incarnait un personnage appelé
le Disciple de Yoga Boogie Woogie
dans une saynète, une vendeuse dans une autre,
une danseuse classique dans une troisième.
Comme dans sa précédente revue High Button Shoes,
les commentaires au sujet d'Audrey sont unanimes :
Bob Monkhouse (un de ses partenaires) :
"En matière de danse,
le niveau d'Audrey était le plus bas de tous.
Si elle avait été bonne danseuse,
les autres filles ne l'aurait pas aussi mal pris. [...]
Elles l'aimaient toutes à la ville, mais la détestaient sur scène,
parce qu'elles voyaient bien que même
si Audrey s'était contentée de sautiller sur place,
le public aurait quand même été conquis. [...]
Ce sourire espiègle avait l'air d'aller d'une oreille à l'autre.
Elle paraissait incroyablement rayonnante,
parce qu'à l'époque c'était incontrôlé.
Ses lèvres se retournaient complètement
et ses yeux prenaient une expression un peu toquée,
comme un personnage de Walt Disney.
C'était tellement adorable qu'on retenait son souffle.
Par la suite, elle a appris à en faire un peu moins.
" Anthony Beauchamp (photographe à la mode) :
"J'avais dèjà photographié des beautés aussi célèbres
que Vivien Leigh et Greta Garbo,
mais j'ai eu la sensation d'avoir fait une véritable découverte
quand j'ai trouvé Audrey.
Elle était d'une telle fraîcheur, d'une beauté immatérielle.
" Aud Johanssen (une des danseuses Scandinave, gâtée par la nature) :
"J'ai les plus beaux nichons sur scène,
et tout le monde n'a d'yeux que pour
cette fille qui n'en a même pas !
" Richard Attenborough : "
Chacun se rendait compte qu'il y avait chez elle
quelque chose d'absolument remarquable
et qu'elle deviendrait tôt ou tard
une vedette de cinéma de première importance."

Quand les photos d'Anthony Beauchamp
paraissent dans le Vogue anglais,
d'autres magazines se mettent à demander
le visage d'Audrey pour leurs couvertures.
C'est ainsi qu'elle commence à devenir familière
aux lectrices des hebdomadaires et mensuels britanniques.
Le français Marcel Le Bon,
un des acteurs de la troupe
et chanteur à la Maurice Chevalier,
envoie à Audrey un spectaculaire bouquet de fleurs
le jour de ses 21 ans.
Il devient son premier petit ami sérieux,
au grand désespoir de sa mère qui la couve toujours,
et du producteur Cecil Landeau qui redoute qu'une histoire d'amour
sème le trouble dans son équipe.

Juin 1949,
Aud Johanssen, Enid Smeeden et Audrey
sur le toît du théatre